Quand j'étais une hyène puante.

 
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Amélie


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MessagePosté le: Sam 18 Oct - 19:04 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais une hyène puante. Répondre en citant

Work in progress: besoin de vous. Je veux, depuis quqlues jours, pondre des phrases longues. Etrange obsession, je veux en maîtriser plus. J'ai tenté un truc. Je vous le dis tout de suite c'est mauvais. D'où "j'ai besoin de vous". C'est tellement mauvais que je vais relire tout Zola et Balzac pour me punir. Mais vous êtes des gens indulgents et attentionnés alors j'ose vous soumettre ma daube ! Ne m'en veuillez pas, je suis là, dans mon appartement, à errer un peu, un gros bidon qui pousse, du temps devant moi jusqu'en 2015. Alors je vais un peu flooder. Tenter. Construire et détruire, et vous utiliser, vous, que je n'ai jamais rencontrés pour la plupart. Ne soyez pas fâchés. Vous verrez, le texte commence comme un immonde cliché de film à l'eau de rose, ça m'a fait rire ! Mais j'ai un humour de merde... C'est mauvais mais sincère. Allez j'vous mets le texte, trève de verbiage, Amélie faut avoir un peu de courage dans un moment pareil:

Quand j'étais une hyène puante.

L’oiseau, la grue, la grâce, l’animal qui, du haut de sa superbe, se prépare à piquer droit sur la misérable proie de ses envies. Racé, pur-sang, le muscle tendu, la veine bleue, la peau mate et douce, immense. L’envergure des dieux. L’oeil sculpté en une amande parfaite, éclats dorés dans la pupille en perpétuel mouvement. Ils ont goûté au supplice de ne pouvoir te copier, toi, la substance. Ils me l’ont dit, que tu n’étais pas accessible, ils m’ont prévenue pourtant ! Tu choisis l’ange, alors sois-en le complément. Aie cette honnêteté.
Tu es tendresse et intelligence. Un moine, un dévot.
La lumière filtre à travers les volets.  Le rai balaie tes formes oblongues, pas un angle, pas une couleur mal agencée, les complémentaires jouent parfaitement leur rôle, des tons de parme, de terre de sienne et d’ocre jaune, à l’infini gravés dans cette peau sans âge. Tu es un cliché. Vieux singe et jeune primate. Tout le monde te veut: les femmes, les hommes, les enfants, les vieux, les cons, les intellos,  les riches, les miséreux. Tu trouves tes dents ignobles, alors tu ris souvent bouche fermée, baissant un peu la tête, discrètement, une geisha qui joue avec son amant. Tu es une geisha. Démarche chaloupée, tout dans la discrétion, ne pas se faire trop remarquer, tu aimes la modestie. Tu te trouves moyen, dans ton humilité exaspérante, tu ris quand, moi, la vieille hyène usée, je te parle de ta beauté. Alors je vois tes dents. Et cette fragilité complexée que tu affichais en les camouflant devient le plus beau gage de ton élégance.
Un jour, mon grand-père a dit:
-J’ai deux fils. L’un a tout eu, il n’en a rien fait. L’autre ne possède rien, mais en fait déjà quelque chose.
Combat fratricide. Tu es le petit, le maltraité, l’abandonné, qui pousse comme pâquerettes au soleil, sans engrais, sans lumière. Tu es miracle. Comment ont-ils fait pour ne pas s’en rendre compte ?
Alors que tu ne taris pas d’éloges sur mon courage, dans un combat désespéré contre la bête, tu t’effondres, las de tout porter pour cette putrescence grasse qui te sert de compagne. Comment oserais-je me montrer ridiculement lascive alors que tout n’est que comédie de cellules adipeuses? Il te faut donc une sirène, ton égale en tout, une partenaire digne, qui saura te les donner en vie. Tu es ridicule de croire encore. Ce ridicule te tuera.
Errant, j’ai humé ton odeur. Il me faut du sang. Charognarde prête à vêler, hargneuse, le croc jaune, le poil dru, sale, je cherche l’oiseau, le reste à bouffer. L’ancien partenaire de mes ébats perdus. Tu es là, étendu, offert.  Tu me fais même l’humiliation de ne manifester aucune résistance. Prends, faiblarde, dis-tu, tu peux te nourrir de moi.
Vas-tu cesser de rivaliser avec les dieux, enfin ? Tu les sais vengeurs et acharnés, quel risque insensé ne prendras-tu pour t’assurer l’éternité ? Vaniteux ! Etre arrogant ! T’assures-tu de quelques défauts sur lesquels je pourrais m’étendre confortablement ? Egoïste ! Non, tu préfères rester sur ton perchoir et m’observer avec curiosité, l’être perdu, abîmé, sali par la terre humide et les années de batailles menées en ton nom.
Tu me donneras tout ton sang, à moi la sangsue, je tuerai l’oiseau sauvage, déchirerai chacune de ses plumes avec la rage aveugle des frustrés, des ignares, des fanatiques. Je vais finir par le faire ce Djihad. Te faire mal, te voir te taire et me sourire, encore frapper, mordre, cogner, pour te faire me ressembler.
Mon bel oiseau. A terre tu n’es plus. Haha , et il est où l’étendard de ta puissance ? Tes plumes rougies n’ont plus de couleur. Ton bec doré se brise, tu souffres et tu souris encore, tu me cries amour alors que je m’apprête à t’ouvrir le ventre. Tes yeux se ferment, doucement, l’un est crevé de mes morsures. Toi la beauté, la pureté absolue, le divin, tu t’écroules enfin sous le joug des impuissants, des petites gens, des mortels. Tu trouveras, tu crois, le chemin de ton paradis ? Bien sûr, ton âme est perfection, tu rejoindras celles de nos bâtards. Et demain, nous recommencerons.


Dernière édition par Amélie le Dim 19 Oct - 01:46 (2014); édité 2 fois
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MessagePosté le: Sam 18 Oct - 19:04 (2014)    Sujet du message: Publicité

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JulietteB
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Inscrit le: 13 Oct 2014
Messages: 22

MessagePosté le: Sam 18 Oct - 20:50 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais une hyène puante. Répondre en citant

Amélie.


Je t'avais répondu un truc immense.


J'avais mis tout mon coeur dans cette réponse.


Et ça a planté.




J'vais me pendre, salut.


Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing


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Amélie


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MessagePosté le: Dim 19 Oct - 00:46 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais une hyène puante. Répondre en citant

Oh mince!!!! Nan chui déçue.... En plus je sais toujours pas POURQUOI mon texte est naze...

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Amélie


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Inscrit le: 13 Oct 2014
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MessagePosté le: Dim 19 Oct - 01:10 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais une hyène puante. Répondre en citant

AH non, et on se pend pas ici, ça fait sale.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:40 (2018)    Sujet du message: Quand j'étais une hyène puante.

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