Quand j'étais sur le divan

 
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Maïté Kessler


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MessagePosté le: Sam 8 Nov - 17:26 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

 <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->
Non, ne partez pas. Je vous le dis moi: c'est une très mauvaise idée.
Sale con, tu vas me porter la poisse.
Ça ne sert à rien, vous allez très vite vous en rendre compte vous aussi.
Mais ici, en ce moment, j'ai l'impression de me heurter à des murs, toujours les mêmes, continuellement. Je n'arrive pas à passer au niveau du dessus, à l'échelon supérieur, à l'étape suivante. Le Game over, sans équivoque et clignotant, c'est pour bientôt. Au prochain virage peut-être.
Il y a un mur aussi à l'intérieur de vous. Sinon vous ne seriez pas boulimique.
Et bien dans ce cas, j'te l'dis moi, c'est pas un mur, là, que j'ai à l'intérieur, c'est une forteresse, une barricade, la grande muraille de Chine. Et n'essaie même pas de la pénétrer. Parce que ça va faire 4 ans maintenant que chaque jour un peu plus, j'ajoute plusieurs pierres à ce monstrueux édifice. Ce sont mes grands travaux, mon gros oeuvre de cimenterie. C'est du solide ! Du béton armé.
Et cesse de vouloir tout arranger dans ma tête, le rangement, je ne sais pas faire, je ne veux pas faire. Et tu veux parler de ma mère ? Parlons en de maman. Ma mère, c'était une pute, elle nous a tous abandonnés. Aujourd'hui, je vis dans une piaule immonde et je n'ai jamais encore nettoyé mon frigidaire. Je ne l'ouvre plus d'ailleurs. Ma mère, elle vendait son corps et son temps et son âme et ses baisers et sa bonté et sa bienveillance et les restes de ses cours de catéchisme. Elle se pliait en deux, en quatre, devant les autres, une bonne poignée d'autres, toujours les mêmes pendant plus de 30 ans. Elle travaillait couchée, à quatre pattes ou jambes tendues et bras levés. Elle répondait au son de cloche, elle ne s'habillait qu'en noir et pouvait porter un tablier,court, long, à dentelles, blanc, avec ou sans poches camouflées pour ramasser les miettes. Elle travaillait torse nu aussi ; elle transpirait et puait la sueur et l'eau de javel en rentrant le soir. Aussitôt après son récurage à elle, le savon de Marseille et l'eau de cologne.
Ma mère était femme de chambre, bordel !


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MessagePosté le: Sam 8 Nov - 17:26 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Maïté Kessler


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Inscrit le: 18 Oct 2014
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MessagePosté le: Dim 9 Nov - 10:15 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

 <!-- P { margin-bottom: 0.21cm } -->
On efface pas tout mais on recommence.



EP: Non, ne partez pas. Je vous le dis moi: c'est une très mauvaise idée.
Sale con, tu vas me porter la poisse.
EP: Ça ne sert à rien, vous allez très vite vous en rendre compte vous aussi.
Mais ici, en ce moment, j'ai l'impression de me heurter à des murs, toujours les mêmes, continuellement. Je n'arrive pas à passer au niveau du dessus, à l'échelon supérieur, à l'étape suivante, aucune révélation depuis tout ce temps, pas de flash, rien. Le Game over, sans équivoque et clignotant, c'est pour bientôt. Au prochain virage peut-être.
EP: Il y a un mur aussi à l'intérieur de vous. Sinon vous ne seriez pas boulimique.
Et bien dans ce cas, si c'est ça, j'te l'dis moi, c'est pas un mur, là, que j'ai à l'intérieur, c'est une forteresse, une barricade, la grande muraille de Chine. Et t'avise même pas d'essayer de la pénétrer. Parce que ça va faire 4 ans maintenant que chaque jour un peu plus, j'ajoute plusieurs pierres à ce monstrueux édifice. Ce sont mes grands travaux. Mon gros oeuvre de cimenterie. C'est du solide ! Du béton armé.
Et t'auras beau essayer de vouloir tout arranger dans ma tête, le rangement, j'te l'dis parce que visiblement tu ne l'as pas deviné, gros pataud de velours, le rangement, je ne sais pas faire et je ne veux pas apprendre. Oh, on m'entend là derrière ? Et tu veux peut-être qu'on parle de ma mère ? N'ayons pas peur de la caricature, parlons en de ma maman – et si t'es sage, ensuite, je pourrais même te raconter la sienne. Ma mère, c'était une pute, et elle nous a tous abandonnés. Aujourd'hui, je vis dans une piaule immonde et je n'ai jamais encore nettoyé mon frigidaire. Je ne l'ouvre plus d'ailleurs. Ma mère, elle vendait son corps et son temps et son âme et ses baisers et sa bonté et sa bienveillance et les restes de ses cours de catéchisme. Elle se pliait en deux, en quatre, devant les autres, une bonne poignée d'autres, toujours les mêmes pendant plus de 30 ans. Elle travaillait couchée, à quatre pattes ou jambes tendues et bras levés. Elle répondait au son de cloche, elle ne s'habillait qu'en noir et pouvait porter un tablier,court, long, à dentelles, blanc, avec ou sans poches camouflées pour ramasser les miettes. Elle travaillait torse nu aussi ; elle transpirait et puait la sueur et l'eau de javel en rentrant le soir. Aussitôt après son récurage à elle, le savon de Marseille et l'eau de cologne.
Ma mère était femme de chambre, bordel ! Alors, comme au temps des calèches, je vais me faire la malle et c'est sûrement pas un pitre doublé d'un guignol dans ton genre qui va me retenir ici, ça suffit d'entendre tes conneries, bon débarras !

MK: Vous croyez ? Vous avez sûrement raison.


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yves tenret


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MessagePosté le: Dim 9 Nov - 15:16 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

encore jamais plutôt que jamais encore ?! 


c'est vachement bien. la musique ! le rythme, bien, bien. 


y a plus qu'un truc qui ne va pas du tout : la chute. 
c'est trop franc, trop direct, trop la petite maligne qui montre son carré d'as. 
faut que cela reste mystérieux. 
on doit comprendre mais cela ne doit pas être dit. 
en tout cas, là, à mon avis, qui est tout sauf humble, on avance dans la bonne direction...


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Maïté Kessler


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MessagePosté le: Dim 9 Nov - 17:06 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

La chute, vous la voyez avec "ma mère était femme de chambre" ou "Vous avez sûrement raison" ? en tous cas, ce qui est certain, c'est que je dois enlever le aussi de "Il y a un mur aussi à l'intérieur".
Et encore jamais.
Reprendre et continuer.


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yves tenret


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MessagePosté le: Dim 9 Nov - 17:56 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

la femme de chambre, l'explication. y a pas une astuce à la fin d'un morceau de musique qui justifie l'existence de ce morceau de musique !!!


et oui, oui, reprendre et reprendre et reprendre et passer à la suite et tomber et se relever et recommencer encore et encore et encore et marcher et écrire et marcher et écrire...


mais tout va bien, on bouge là, et c'est bien


jeter un oeil au truc allongé d'adrien et dites moi ce que vous en pensez si vous avez le temps


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alain freudiger


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MessagePosté le: Dim 9 Nov - 23:46 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

Le paragraphe avec la forteresse est remarquable, on dirait aussi qu'il fait tenir l'ensemble, toutes les pierres, y compris au niveau rythmique. Cela dit je ne comprends pas les margins/bottoms...

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yves tenret


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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 07:47 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

Alain, tu parles du texte d'Adrien ?

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Maïté Kessler


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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 09:22 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

Et encore de 3, c'est la guerre !

Et la ligne margin//sç98167 EndHTML:!/bottom apparaitra sans doute encore, un fantôme d'Open office quand je fais les copier/coller (même depuis une page html).
J'essaie de lire ça à voix haute, vite ou plus lentement, pour piger cette histoire de rythme.
(je n'ai pas encore pris le temps de lire le texte d'Adrien).



Non, ne partez pas. Je vous le dis moi: c'est une très mauvaise idée.
Sale con, tu vas me porter la poisse.
Ça ne sert à rien, vous allez très vite vous en rendre compte vous aussi.
Mais ici, en ce moment, j'ai l'impression de me heurter à des murs, toujours les mêmes, continuellement. Je n'arrive pas à passer au niveau du dessus, à l'échelon supérieur, à l'étape suivante, aucune révélation depuis tout ce temps, pas de flash, rien. Le Game over, sans équivoque et clignotant, c'est pour bientôt. Au prochain virage peut-être.
Il y a un mur à l'intérieur de vous. Sinon vous ne seriez pas boulimique.
Et bien dans ce cas, si c'est ça, j'te l'dis moi, c'est pas un mur, là, que j'ai à l'intérieur, c'est une forteresse, une barricade, la grande muraille de Chine. Et t'avise même pas d'essayer de la pénétrer. Parce que ça va faire 4 ans maintenant que chaque jour un peu plus, j'ajoute plusieurs pierres à ce monstrueux édifice. Ce sont mes grands travaux. Mon gros oeuvre de cimenterie. C'est du solide ! Du béton armé. Tu vas t'y casser les dents, c'est sûr.
Et t'auras beau essayer de vouloir tout arranger dans ma tête, le rangement, j'te l'dis parce que visiblement tu ne l'as pas deviné, gros pataud de velours, le rangement, je ne sais pas faire et je ne veux pas apprendre. Oh, on m'entend là derrière ? Et tu veux peut-être qu'on parle de ma mère ? N'ayons pas peur de la caricature, parlons en de ma maman – et si t'es sage, ensuite, je pourrais même te raconter la sienne. Ma mère, c'était une pute, et elle nous a tous abandonnés. Aujourd'hui, je vis dans une piaule immonde et je n'ai encore jamais nettoyé mon frigidaire. Je ne l'ouvre plus d'ailleurs.

Il doit être habité depuis le temps. La dernière fois que j'y ai jeté un oeil, j'y ai vu qu'un bâton de céleri avait flétri comme un pénis adolescent trempé dans l'eau chaude.
Ma mère, elle vendait son corps et son temps et son âme et ses baisers et sa bonté et sa bienveillance et les restes de ses cours de catéchisme. Elle se pliait en deux, en quatre, devant les autres, une bonne poignée d'autres, toujours les mêmes pendant plus de 30 ans. Elle travaillait couchée, à quatre pattes ou jambes tendues et bras levés. Elle répondait au son de cloche, elle ne s'habillait qu'en noir et pouvait porter un tablier,court, long, à dentelles, blanc, avec ou sans poches camouflées pour ramasser les miettes. Elle travaillait torse nu aussi ; elle transpirait et puait la sueur et l'eau de javel en rentrant le soir. Aussitôt après son récurage à elle, le savon de Marseille et l'eau de Cologne. Mais il n'y avait pas une odeur pour rattraper l'autre.
Comme les vieux sentent le vieux, le rance et la torpeur, comme les enfants sentent un curieux mélange de lait, de merde et de crème hydratante, matin, midi, soir et minuit, ma mère sentait l'amertume, la vilénie, la fourberie et la soumission. Et c'est pas un cache misère en vapo' qui allait changer cette donne.
Alors, comme au temps des calèches, je vais me faire la malle et c'est sûrement pas un pitre doublé d'un guignol dans ton genre qui va me retenir ici, ça suffit d'entendre tes conneries, bon débarras !

Vous croyez ? Vous avez sûrement raison.


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Maïté Kessler


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Inscrit le: 18 Oct 2014
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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 09:23 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

la ligne n'apparait plus ! mystère ...

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yves tenret


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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 09:57 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

j'y ai vu qu'un bâton de céleri avait flétri comme un pénis adolescent trempé dans l'eau chaude.
celle là, cette phrase qui précède, je n'arrive pas à la lire à haute voix alors que les suivantes, elles chantent (je pourrais en pleurer) : 
Ma mère, elle vendait son corps et son temps et son âme et ses baisers et sa bonté et sa bienveillance et les restes de ses cours de catéchisme. Elle se pliait en deux, en quatre, devant les autres, une bonne poignée d'autres, toujours les mêmes pendant plus de 30 ans. Elle travaillait couchée, à quatre pattes ou jambes tendues et bras levés.
Ps: des fois c'est juste un "d" apostrophe "d'" qui manque... des fois, c'est un mot qui peine... 


ma (votre) dernière ligne à moi : croyez- vous ? ça m'étonnerait ! vous voulez pariez que dans l'état où vous êtes là, vous n'arriverez même pas à tenir jusqu'à notre rendez-vous de la semaine prochaine ?


RePs : bite me gêne, penis semble appartenir au vocabulaire de l'archéologie - vous ai-je déjà dit que je n'utilisais qu'UN seul dictionnaire mais passionnément ? (celui des synonymes, un Robert, pas le plus gros, un volume moyen qu'on a bien en main - tout comme parfois le mot qu'on cherche là)


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Maïté Kessler


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MessagePosté le: Lun 10 Nov - 19:15 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan Répondre en citant

 <!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->
et je n'ai encore jamais nettoyé mon frigidaire. Je ne l'ouvre plus d'ailleurs.
Il est occupé lui aussi, par une armée de denrées périssables et transformées. Bâtonnets de céleris flétries comme des pénis adolescents trempés dans l'eau tiède, surfaces poilues et échevelées comme des crânes après radio-thérapies.


Meilleure votre dernière ligne !


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:28 (2018)    Sujet du message: Quand j'étais sur le divan

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