quand je ne gardais que les titres des textes

 
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DA//


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MessagePosté le: Sam 15 Nov - 22:38 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

C'est sûr ça prenait moins de place dans les tiroirs, mais bon, comme suicide artistique c'était quand même beaucoup de boulot en amont! le genre de mec qui cultive du chanvre, le coupe et le fait sécher, tresse les fils et fabrique des torons... tu vois le genre? un Pendu qui oscille entre la Force et le Sans-Nom, si t'es un peu joueur de Tarot, coco! bon, t'as l'image des coucougnettes entre les cannes, tu vois mieux? et le mec se dit: mais à quoi ça sert cet engin, à tourner la polenta?
Alors, pour montrer un exemple clair, tu ne gardes que "à tourner la polenta" et tu adaptes suivant la cuisine du jour: Quand je tournais la polenta.
Tu restes dans le secret, tu érotises sans faire de vague, tu ne montres pas tout du manche et effleure à peine la couleur et l'odeur du gruau de maïs.
A un moment, il y a longtemps maintenant, je faisais pareil avec la peinture: je jetais les toiles dans la rue et ne gardais que les supports pleins de taches, comment t'appelles ça toi, pas forcément avec le trou pour mettre le pouce, ah oui! la palette!
Bon, faudrait faire l'andouille avec cette histoire de confusion, se servir d'une palette pour une palette, non? t'aimes pas coco... je le vois bien à tes nuées, si t'aimes pas c'est pas grave du tout, je ne veux pas insulter le peintre qu'il y a en chacun de nous, pas du tout, en plus ce n'est pas super pratique de mettre le pouce dans une palette et de la porter en l'air, niveau thorax:
Ca pèse combien une palette moyenne?
on peut rajouter, entre parenthèses : souvenirs d'un peintre gymnosophiste.
Faut que tu mettes un peu de mots compliqués parfois, t'auras l'air d'avoir lu des livres, c'est vendeur et ça mange presque rien sur l'affiche.
Je te vois venir, t'es déjà sur le bord du Gange à rêvasser... rive gauche? rive droite? faut savoir tout ça coco avant de t'embarquer dans un songe que tu sais pas comment revenir après! t'es pas Bachelard mon loufiat! gaffe gus!
hein? t'as une idée de titre? rigolote en plus... fais voir alors, sois pas timide, lance-toi dans l'abîme beurre-ail-et-persil !
Quand je faisais mon Céline à la caserne des pompiers.
quoi j'aime pas? si j'aime bien, c'est juste que tu... enfin Céline et les pompiers je vois pas trop le rapport... ma mauvaise foi? moi, de mauvaise foi? je t'apprend mes trucs et toi tu me traites de nègre à casemate, de punk sous les douches...
tu vois, on a perdu le fil avec tes largesses... les gens vont pas savoir où l'on veut aller, hein? oui, parfaitement m'sieur, je sais où je vais, comment j'y vais, pourquoi je n'ai pas d'autre choix que d'y aller, et j'y vais encore avec qui je veux, t'as compris p'tit con?
Bon, pfff... sers un coup de rouge plutôt que de me taper sur les nerfs, tu feras mieux, va... tu sais pas d'où je reviens patate! eh oui! l'enfer c'est pas que du cirque coco! si t'as vu Pinder t'as rien vu du tout, t'y connais que dalle en souffrance, rien qu'à ta gueule on comprend que la mort de ton canari a été effroyable... quoi, t'en a un autre? un autre quoi? un titre! ben dis-le, fais pas d'la rétention de ligne-maginot!
Quand j'étais un cirque Pindare
...
comment tu connais Pindare? t'as lu Pindare en sixième C au collège de Bourg-Saint-Maurice... avec la mère Paviet-Salomon? cette vieille folle... qui nous emmerdait avec Giono...
oui oui, c'est bien comme titre, mais bon, pas s'arrêter sur ces lauriers surannés quand même, du mouv', à l'attaque! à l'assaut des chairs et des os!
hein?
Mémoire d'un cannibale aux dents gâtées par le verjus.
si, j'aime bien, si ça n'ouvre pas l'appétit en tout cas ça se prononce sur la mélancolie d'un artisan aux mauvais outils... quoi Rocco il bande plus?
Bref, ce qu'il faut bien préciser c'est qu'un titre est l'ouverture fondamentale; après chacun ses touffes à colorier autour, on frappe le sol, envol, et c'est parti mon kiki! faut que le titre invite au voyage, un peu comme un déhanchement, tu vois? on a déjà toute la musique de la boîte en trois mots, c'est la pastille avant l'entrée dancing!
Mille millions de mille Miller.
pourquoi tu penses à Miller? c'est le "dancing" qui t'a mis le nez dans le cul de la puce?
tu l'as facile... je fais tout le travail structurel et toi tu surf sur ma pomme, je veux bien avouer que ton "cirque Pindare" m'a amusé un temps mais faut que tu comprennes bien que c'est pas le tout de s'amuser sur le dos des autres! verse un coup, au lieu de te laisser emporter dans tes fantasmagories, et moi je ne suis pas là pour faire le gendrame!
Quand j'étais Jean Drame.
ouais mais bon, si t'écoutes pas et que tu lis derrière mon épaule "solide et fragile à la fois" comme disait Jean-Jacques... non, pas Rousseau, l'autre... si t'écoutes pas le chant lexical... le champ des abeilles du nom-de-dieu-de-nom-de-dieu comme tu dis... c'est d'la musique mon pote, on touche les sphères du bout du bec!
S'faire les sphères du bout du bec.
c'est quelle heure? 21H11... on va pas tarder, j'ai ma crème du Barry sur le feu, tout doux tout doux... penser à écrire aussi un titre comme un coup de couteau, du cri et pas ahaner tout le quartier parce que tu souffres de constipation! un slogan maculé de sang et de matières suspectes, oui, bon, "cri clanique" j'en ai ma claque! on n'est pas écossais à ce que je sache, non? je veux dire cri de rassemblement des solitaires... et un mini-bus pour le désert-des-tartares, un!
Du tartare pour dessert.
on dirait du Cartland en mieux, une frise d'incorrection style sperme sec dans les belles anglaises d'une dame du monde, je prend! j'vais m'faire un sacré paquet de blé avec tes conneries... non, je plaisante, la fièvre, le scorbut, les bubons qui s'éclatent sur la moquette de Wimbledon...
héhé, tu l'as vu? ça s'passe comme tchatte chez mac dass! I'm loving huître!
mais si, c'est du frais! qu'est-ce tu racontes?
je l'ai pas ouvert le cahier, il est sous mes manches, et alors? le titre, je te donne le titre et après tu rentres chez toi dormir dans tes belles poubelles endimanchées:
Almanach du gai savoyard.
Bien évidemment que c'est une blague plaquée or et dehors, faut lire "gai-savoir", "gaya-scienza", "langue verte"... et nez rouge...
Langue verte et nez rouge.
!!!
Merci Marcel! fermez les rideaux Marcel! s'il vous plait beurrez les oripeaux, l'éther à glu...
        
 
   
 
        
_________________
"un Dieu ne pourrait pas vivre"


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MessagePosté le: Sam 15 Nov - 22:38 (2014)    Sujet du message: Publicité

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yves tenret


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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 08:58 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

te manques ton Ginsberg, il a monté le Festin nu - des lettres en fait envoyées de Tanger
et Ezra Pound a sauvé Elliot et cela en a impressionné plus d'un donc par exemple dans mon obsession du moment comme écrire fluide et vivant et dans ta lettre mail texte rot alcoolisé de cette nuit, je prend :
"je suis un bon schizophrène, je crois, parce que mes dialogues peuvent paraitre comme véritablement vécus, entendus ailleurs...
la possession, tel un vin d'Anjou, pas trop fort quand même, la possession c'est à dire atteindre un certain degré d'abrutissement pour que ça sente le vrai..."
j'ai toujours aimé si aimer c'est envier les schyzo de comptoir qui grondent et crient, en parlant d'eux-même : - Qu'est-ce qu'il a lui ? Il lui avait tout donné et elle l'a quand même quitté. Oh, oh, oh, du calme là,  ne vous en faites pas, il n'est pas malheureux lui. Il est le roi du monde. Cette nuit en rêvant, il a vu d'où il venait. Il était dans un stade et quand il est rentré dans l'arène quelqu'un a éclairé l'avant de sa chaussure et dans les gradins toute la foule a chuchoté mais alors tu sais mon pote, chuchoté très fort, il a le signe. Il est le fils du roi, répétaient-ils...


Dernière édition par yves tenret le Dim 16 Nov - 10:23 (2014); édité 1 fois
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yves tenret


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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 09:03 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

Pour le dire autrement, hier, je me suis demandé pourquoi Alain était le seul à jouer le jeu. Et un gros bloc d'intuition m'est tombé sur la gueule : ils sont trop plein d'eux-mêmes.
(Maité est à part, c'est le bras droit du gourou).
Pour jouer à ce que j'ai proposé faut sans doute un peu de distance, de désir d'écrire (pour écrire).
Ceci étant dit, ma nature étant étrangère par essence à tout dogmatisme, il va de soi que je m'intéresse tout autant à chacun d'entre vous et que l'enjeu ce n'est pas moi mais vous.
Donc on peut, en repartant de là, reposer la question : Ecrire, ok, mais pourquoi, pour qui, comment ?


Dernière édition par yves tenret le Dim 16 Nov - 10:21 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 09:05 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

Et il est clair qu'entre Le Corbusier et le Facteur Cheval, je n'hésite pas, je choisis le Facteur mais qui veut ou voudra jamais être le Facteur ?!

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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 22:13 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

sommes-nous trop libre pour avoir besoin d'écrire et de penser dans un cadre? c'est plutôt le contraire... ma peau d'esclave ne sait pas faire la belle...
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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 22:18 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

je ne trouve pas que ce texte soit si déplacé, il reste dans les marges admises, écrites dans le marbre des jours ouvrables et anciens et premiers; ma vouivre s'est tenue très tranquille autour d'un étang qui ne sentait pas trop fort quand même... on a connu pire, non?
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yves tenret


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 08:30 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

parce que tu penses qu'écrire hors du cadre, te rends plus libre ???? t'es cinglé, ou quoi ??? et en plus, quoi la liberté ? est-ce vraiment ce dont nous avons le plus besoin ??? n'est-ce pas plutôt une bonne baise (en Belgique c'est utilisé dans le sens : embrasser sur la joue) ? de la confiance en soi ? avoir une bonne oreille ? marcher et écrire ? qu'est-ce que c'est cette liberté, ça se mange ? et personne ici ne juge personne d'autant qu'il n'y a personne et que cela n'a pas l'air parti pour aller en s'arrangeant... l'idée d'un protocole = on joue ensemble, la même partie... hurler comme un chien solitaire, merci, ça va, je connais tout ce pathos, j'ai donné - essayons autre chose, soyons plus modeste, reprenons tout à zéro, arrêtons de scléroser dans de vieilles attitudes de porte à la boutonnière une pseudo révolte qui n'est jamais que le masque de nos divers conforts. réinventons-nous et le reste suivra... ça, c'est funk, mec !!!

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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 21:09 (2014)    Sujet du message: quand je ne gardais que les titres des textes Répondre en citant

ok, je vais faire un effort, parce que si ça doit être lu ce n'est plus la même chose, donc plus modeste, ne plus hurler comme un chien solitaire, enlever le pathos à la fourchette, écouter les autres, tous les autres et taire cet esprit tortionnaire de révolté à deux balles... pas facile! 
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