Quand j'étais exhibitionniste.

 
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yves tenret


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 08:17 (2014)    Sujet du message: Quand j'étais exhibitionniste. Répondre en citant

Quand j’étais exhibitionniste. 
  
D’accord, une petite pipe par ci, un petit coup tiré par là,  ce n’était sans doute pas toujours l’exploit que je semble en faire après coup, d’accord les filles, si on leur demandait gentiment, elles baisaient, il n’y avait pas besoin de faire tout un cinéma pour ça, d’accord, mais néanmoins, là, quoique vous en pensiez, que vous le vouliez ou non, on entre dans une autre dimension, on n’est plus dans le standard « je te plais/tu me plais/on y va », ô non, là, on pénètre dans une twilight zone, y a pas photo, Sarah ce qu’elle faisait, ce n’était pas de la baise, ce n’était pas « ô oui dis moi encore et encore que je suis la plus belle », ce n’était pas « redis moi à nouveau, et peu importe que cela soit vrai ou non,  que tu m’aimes et que tu m’aimes d’amour », non, non, non,  c’était autre chose, tout à fait autre chose ; on était là dans une autre dimension. 

 
Quand Olga, par exemple, me disait : 
- Tu m’as fait mal ce matin en m’enculant, bien sûr, que je me rengorgeais, que j’étais heureux, qu’enfin je me sentais être un homme. 
Ok. Mais Sarah ne m’a jamais parlé  comme ça. 

 
Quand Brigitte s’endormait devant moi le cul à l’air, je ne cachais pas ma joie, cela me plaisait beaucoup, énormément, intensément, mais jamais Sarah ne se serait endormie comme ça, offerte, passive, 100% à moi. 

 
Ces trucs là, ce que nous faisions ensemble et ce qu’elle faisait avec d’autres, elle pouvait me les raconter, et elle l’a fait souvent, mais elle ne pouvait pas m’en parler. 

 
Je devais l’écouter, je devais me taire, je devais trembler, je devais être sidéré, plein d’encore, et d’encore, et d’encore, ô oui, donne-moi des détails, dis m’en plus, plus, plus, la désirer et qu’elle vive éternellement, suspendant mon désir dans un grand ailleurs. Tout ça, c’était elle et d’elle, elle qui parlait tout le temps, de tout ça, d’elle donc, elle ne parlait pas. 

 

 
Ce jour là, je n’en pouvais vraiment plus et je marchais à côté d’elle, la braguette grande ouverte, ma petite queue à la main, en me branlant frénétiquement et Sarah souriait, avec une saleté d’air d’être contente d’elle-même et nous étions passé devant Beaubourg où une autre fille qui avait semblé ravie de me voir m’exhiber ainsi en pleine ville avec une mine furieuse et des yeux suppliants, l’autre demoiselle, une grande brune, visiblement bien  et à l’aise dans sa peau, avait sourit elle aussi. Et la fille, complice, qui avait sourit, Sarah, c’est ça qu’elle aimait, que tout gravite autour d’elle. Et moi, lointain satellite, n’émettant plus que des râles et des grincements de dents… 

 
Et lui, moi, j’étais comme fou. Je lui répétais : - Suce-moi, suce-moi. Tu me le dois. Sarah ! Sarah ! C’est comme ça que ça marche ! Quand je te le demande, tu dois le faire ! 

 
Nous avions tourné depuis Rambuteau dans la rue du Temple et elle me disait : 
- Tu sais que là, c’est la Banque de France ? C’est surveillé jour et nuit par des caméras. C’est Stéphane qui me l’a appris. 
Elle avait poussé sur un bouton, une porte cochère c’était ouverte, je l’avais suivie, elle s’était accroupie avec grâce et souplesse, puis avait insisté pour me débraguetter elle-même ce qui m’avait contraint à ranger ma pine toute rose, ma pine toute rouge, tout feu, tout flamme, à ranger ma pine de chien en chaleur, à remonter ma tirette et à complètement me réajuster. 
Et contrairement à son habitude, elle ne m’avait pas terminé, elle m’avait laissé en me jetant nonchalamment : 
- T’as qu’à te finir toi-même. 

 
Et je continuais à marcher à côté d’elle, dans ce quartier désert. Elle habitait rue Pastourelle et à l’époque, il n’y avait pas toutes ces galeries, ces trucs un peu branchés, le Musée Picasso, toutes ces saletés. Je la suivais comme le misérable petit animal que j’étais, aboyant, miaulant, piaulant, gémissant. Elle ne voulait pas que je monte chez elle, elle me le répétait et moi, je voulais me jeter sous une voiture pour en finir. C’est con, je sais mais j’avais tellement besoin d’elle. Mais comment, comment, comment, comment, comment, c’est possible d’avoir autant besoin de quelqu’un ? 

 
Elle parlait, parlait, parlait. Je n’écoutais pas, je ne pensais pas, j’étais  transe, transit, chiasse, des frissons, la fièvre, une passion, un oubli total de soi. 
Elle disait : - Anne-Christine Stuby est venue. On a parlé toute la nuit. Et je me suis touché le cul de huit heures du soir à huit heures du matin. Tu crois que je n’aurai pas dû ? 

 
Ce n’était pas une question bien sûr, mais une afféterie de plus, une autre façon de me titiller, de s’en prendre à mes nerfs, de me martyriser, d’essayer de me rendre cinglé en me racontant des cochonneries parce, évidemment, elle était admirablement bien placée pour savoir que littéralement, et tout autant dans le relatif que dans l’absolu, j’adorais cela, qu’elle me raconte ses excès. 

 
La porte du bas n’était jamais fermé, c’était le bout de la rue, juste avant le rue Charlot, il n’y avait jamais personne qui passait par là, la maison ne comptait que des studios, il n’y avait donc pas de concierge, je l’ai suivie jusqu’au bas des escaliers étroits et elle m’a dit : 
- Vas y. Jouis là. Sur les boîtes aux lettres. Vas y, ça m’excite. 
Je me suis collé à elle, elle s’est laissée faire, j’ai décroché le bouton de son pantalon, glissé une main dedans, j’ai empoigné ses fesses, elle se laissait faire, respirait un peu plus fort et j’ai jouis contre les boîtes aux lettres vert bouteille. 
Elle s’est arrachée de mes bras, m’a repoussé, et, comme en gambadant, a grimpé les marches trois par trois. 

 
Et lui, et moi, pauvre Tenret, pauvre misère, pauvre de moi, pauvre de lui, je suis rentré dans ma chambre de bonne de la rue des Archives pour refaire le monde à nouveau, et vous maudire, pour sniffer l’énergie de tout ce peuple endormi et traverser les murs o nouveau par la simple force de mon esprit… 
  


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 08:17 (2014)    Sujet du message: Publicité

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